Déc 8, 2017

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Socialisme et tradition

Socialisme et tradition

 

 Le mouvement socialiste, révolutionnaire, et communiste de nos jours, est la résultante de tout le régime social actuel.

Le socialisme contemporain, prétend à coups de décrets et de lois.

D’autre part, il vise directement et spécialement la terre, et en cela, il s’inspire de la tradition du socialisme d’autrefois.

 

  L’économie politique :

L’économie politique que j’appellerais “orthodoxe”, c’est-à-dire, la science telle qu’elle avait été comprise et exposée par les pères de la science, Adam Smith et J.B.Say, et par leurs disciplines, semblait être définitivement constituée.

Comme l’Église de Rome, elle avait son crédo.

Certaines vérités paraissaient si solidement établies, si irréfragablement démontrées, qu’on les acceptait comme des dogmes.

Ceux qui en doutaient, étaient des hérétiques dont l’ignorance seule expliquait les aberrations.

Certes, ces vérités économiques n’avaient pas été formulées sans rencontrer de vives oppositions.

Dès le principe et jusqu’à nos jours, elles avaient été attaquées par certains écrivains religieux, qui les accusaient de matérialisme et d’immortalité, et par les différentes sectes socialistes, qui leur reprochaient de sacrifier sans pitié les droits des classes déshéritées aux privilèges des riches ; mais, les économistes avaient eu facilement raison de ces deux groupes d’adversaires, qui, n’obéissant qu’aux inspirations du sentiment, n’avaient guère approfondi les questions qu’ils abordaient.

Aujourd’hui, les dogmes économiques rencontrent des contradicteurs autrement redoutables.

En Angleterre, ce sont les économistes qui ont le plus étudié l’histoire et le droit et qui connaissent le mieux, les faits constatés par l’observation et par la statistique, comme MM. Cliffe Leslie, et Thornton.

En Italie, c’est tout un groupe d’écrivains distingués, Luzzati, Forti, Lampertico, Cusumano, Cognetti de Martiis, qui ont exposé leurs idées dans un congrès réuni naguère à Milan et qui ont pour organe le Giornale degli Economisti.

En Danemark, c’est l’excellent recueil économique, le “National Ekonomisk Tidskrift” publié par V. Falbe, Hansen et Wil. Scharling.

 

On ne peut donc le contester : il s’agit cette fois, d’une évolution scientifique très sérieuse, qui appelle un examen attentif.

L’économie politique nouvelle comprend autrement que l’ancienne, la méthode, la mission et la conclusion des sciences.

Un système économique est la matière dont les hommes s’organisent pour échanger, répartir et produire les richesses.

Mathieu Laine, homme politique, caractérise nettement ce système quand il dit “l’économie politique envisagée dans ce qu’elle a de général, est plutôt une science de raison qu’une science d’observation.

Elle recherche des lois en se fondant sur les faits généraux et constant de la nature humaine”.

Le législateur n’a pas à s’occuper de la distribution de la richesse ; elle se fera conformément aux lois naturelles et aux libres conventions.

Un mot dit au siècle dernier par Gournay résume toute la doctrine : laissez faire, laissez passer.

Avec cette théorie, les problèmes se rapportant au gouvernement des sociétés se trouvaient singulièrement simplifiés.

 

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