Déc 19, 2017

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 Les formes de travail des enfants en Afrique

 Les formes de travail des enfants en Afrique

 

“[…] Le phénomène semble prendre une telle ampleur que les trafiquants affrètent des cargos entiers, comme l’a montré un scandale qui a éclaté en avril 2001.

Un navire nigérien, l’Etireno, arrivait à Cotonou le mardi 17 avril.

Soupçonné de n’avoir à son bord que des enfants esclaves, il était aussitôt refoulé au Gabon et de là au Cameroun, qui le réexpédiait séance tenante au Bénin.

Là, enfin, on débarquait ces enfants dans la plus grande discrétion et l’affaire finissait par être enterrée pour le plus grand soulagement des autorités.

Depuis le début, les responsables politiques avaient marqué la plus ferme volonté de ne pas s’encombrer d’un pareil scandale et les fausses rumeurs avaient encore ajouté à la confusion.

Un ministre béninois avait même envisagé l’existence d’un second navire dont on ignorait la provenance.

“Cela pourrait être du Nigéria”, avait-il déclaré. On ne put jamais prouver l’existence de ce second navire fantôme.

[…] Des bébés nés à l’hôtel, non enregistrés, sont vendus aux fins d’adoption internationale.

Le trafic est d’autant plus facile qu’aucun recensement n’a été fait récemment pour chiffrer la population moldave et qu’aucun texte n’interdit cette activité.

On oblige des mineures à se prostituer quand elles sont enceintes, et on leur prend leurs bébés à la naissance.

L’utérus des jeunes filles les plus belles se vendrait ainsi entre 5 000 et 6 000 dollars…

L’OSCE (organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) évalue à 200 000 par an le nombre des victimes de ce trafic”, enquête sur les formes de l’esclavage contemporain, réalisée par la fameuse journaliste Audrey Crespo-Mara.

Cette dernière pense que les pays de destinations sont les pays d’Europe occidentale, mais aussi, la Turquie, la Grèce et Israël.

 

 Le nouveau visage de l’esclavage au XXe siècle

En Europe occidentale, la Belgique et l’Italie sont les principaux pays destinataires.

On estime à 100 000, dont 30 % de mineures, le nombre de jeunes filles moldaves achetées 150 dollars et revendues 5 000 en Italie pour travailler comme prostituées.

En Italie, un réseau de pédophilie a été démantelé cet hiver avec des ramifications jusqu’en Russie.

“Certaines des petites victimes étaient mises à mort”, selon l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

Interrogé par le parlementaire, le président moldave a déclaré, que son gouvernement avait décidé “d’interrompre l’adoption des enfants par des étrangers”, en attendant d’avoir les moyens de mieux contrôler la situation.

Ces exemples illustrent un drame planétaire qui s’inscrit dans l’inégalité des rapports Nord-sud, où l’on retrouve l’opprobre qui, au XVIIIe siècle, pesait sur la condition servile.

L’esclavage existe encore aujourd’hui, au 21e siècle, malgré qu’il a été aboli depuis longtemps.

“Tout enfant qui est définitivement ou temporairement privé de son milieu familial, a droit à une aide et une protection sociale”, Audrey Crespo-Mara.

 

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